LE BLOG DES VOYAGES

Voyages photo à l'autre bout du monde ou près de chez nous !

Voyage au Vietnam du 28/03 au 22/04/2026


(Photo de gauche : site de My Son)

Ce voyage se réalisera en deux parties, je voyagerai seul du 28/03 au 07/04/ 2026. 
Du 07 au 22/04/2026, j'accompagnerai un groupe de 8 photographes / voyageurs pour les aider à rapporter autre chose que de simples photos de voyage. Je leur partagerai ce que je sais (si peu) de ce pays qui m'est très cher.
Cette seconde partie s'effectuera sur une partie des "traces" de mon roman :
"Sur un pont entre deux rives". Nous visiterons des lieux présents dans cette histoire, lieux où j'ai passé du temps, lieux qui me sont devenus chers.

29/03/2026 : My Son
Je suis arrivé le 28 mars à Danang depuis Paris, un long voyage. Puis j'ai rejoins la commune de Thu Bồn non loin de Danang et près du site de Mỹ Sơn  sur lequel on trouve le plus grand nombre temples hindous Shaiva érigés du IVème au XIIIème siècle par les rois du royaume de Champa (peuple Cham d'origine Indienne).
C'est la 1ère fois que je me rends sur ce site. Une découverte un peu décevante pour le photographe, puisque bien qu'arrivé sur place dès l'aube, une brume épaisse m'avait devancé.
Par ailleurs, il n'y a pas de temples grandioses, ils sont tous en ruine, rien à voir avec les temples voisins du Cambodge. Mais ici l'originalité réside dans la construction : tout est bâti en briques ! Il faut savoir s'agenouiller pour découvrir de petits trésors recouverts de mousses et de lichens.
Au delà des ruines, le lieu est envoûtant, plein d'oiseaux quasiment invisibles mais qui ne cessent de chanter, d'écureils que l'on voit à peine et qui sautent de branches en branches, du cri des singes qui sont tout proches, j'ai eu le bonnheur d'en apercevoir un dans les frondaisons de la forêt vierge qui entoure le site.

Animation pour les touristes : un groupe de mucisiens et de danseuses et danseurs animent le site à des horaires fixent mais variables !!!
Je suis arrivé sur le site à 6H, bien m'en a pris, nous étions moins d'une dizaine, mais surtout il faisait "frais", une fraîcheur qui est montée à plus de 32 ° à 9H et plus encore par la suite !
Si au cours de ce 1er repérage, les photos ne sont pas extraordinaires, l'envie d'y revenir est là  pour y chercher de nouvelles photos avec une meilleure lumière !

Voici quelques liens pour en savoir un peu plus : Mỹ Sơn - Wikipédia - 7 faits intéressants sur My Son Sanctuary que peu de gens connaissent. - Sanctuaire My Son - Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO

Cliquez sur les photos pour les agrandir !

30/03/2026 - Danang


J'y suis arrivé ce matin en voiture, plus pratique que d'attendre un bus ou une "limousine" (ce sont les vans qui emmènent les touristes ou locaux) et la somme est modique.
Je ne me suis pas trompé dans le choix de mon hébergement situé dans une rue avec très peu de circulation alors qu'à 100 m, il y a l'effervescence de la station balnéaire, avec tout ce que cela comporte de boutiques de souvenirs, de bars et de restaurants.
Une fois installé, je suis parti en mission !
J'ai commis une erreur de débutant, si j'ai bien mis mes 4 batteries dans mon sac photo, mas j'ai laissé mon chargeur en Bretagne ! Je me suis rendu à l'autre bout de la ville (8km), en taxi, vers le magasin Canon que j'avais débusqué via le net hier soir. Il est bien connu qu'au Vietnam il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions ! Un chargeur était disponible mais avec 2 batteries ! Pas de problème, l'emballage fut ouvert, le chargeur extrait et les batteries laissées orphelines !!!
Cette mission m'a quand même permis de faire quelques repérages avec mon téléphone concernant l'architecture de la ville !

J'ai profité de l'après-midi pour tester l'eau de la mer de l'Est (on ne dit plus la mer de Chine), elle est nettement plus chaude que celle de la Bretagne ! J'ai pu voir de beaux aquariums avec des poissons, coquillages et crustacés que vous pouvez choisir afin qu'ils rejoignent votre assiette (c'est la réserve du restaurant et non une boutique d'aquariophilie).
Et puis rencontre avec Bertrand que j'avais photographié il y a quelques années pour l'expo photo qui avait accompagnée la sortie de mon livre : Sur un pont entre deux rives. D'origine vietnamienne, comme moi, il n'éprouvait aucune attirance pour le Vietnam ni pour rechercher ses origines. Le temps a passé, notre rencontre y fut pour quelque chose, il est heureux de faire ce voyage !

La galerie ci-dessous, vous présente quelques exemples d'architecture, la plage et la mer de l'Est, les mets vivants de la mer, et notre retrouvaille avec Bertrand.

Cliquez sur les photos pour mieux les voir.

31/03/2026 - Danang

Direction ce matin de la montagne des singes, ou plus exactement la péninsule de Son Tra. Elle abrite un grand nombre d'oiseaux et de singes et offre un beau panorama sur la ville qui s'éveille dans une brume de chaleur mêlée de pollution. Pendant la nuit les vents allant vers la mer, la pollution (gaz d'échappement et fumées diverses) a suivi et ce matin, elle prend le chemin inverse et disparaîtra en cours de matinée. La pollution en générale est un gros problème au Vietnam. Il commence seulement a y avoir des mesures  prises pour la traiter. Faisons confiance au pays, ici quand une décision est prise, tout va vite et parfois beaucoup trop vite !
J'y suis retourné en milieu d'après-midi, cela m'a donné l'occasion de pouvoir réaliser quelques photos de bord de mer avant de gravir la montagne. Par chance j'ai trouvé quelques singes, beaucoup sur la chaussée où les touristes laissent des fruits et autres friandises dont les singes raffolent.

Cliquez sur les photos pour mieux les voir !

01/04/2026 - départ pour Hué

Journée de transit écrasée de chaleur 30° avec le ventilo !
Dans l'attente de prendre mon train pour Hué, j'ai tenté une balade le long de la plage, mais je suis vite revenu à l'hôtel où j'ai trouvé un peu de fraîcheur.
Ce court séjour à Danang m'a confirmé que ces grandes villes de bord de mer ne me conviennent pas ! Trop de tout !
Trop de bars, de restaurants, de magasins de souvenirs, etc...

Pour la 1ère fois, je vais tester le train touristique, nommé "Central Heritage Connection", mis en service en 2024.
Je n'ai pas été déçu du confort, siège hyper confortable avec de la place pour les jambes, le dossier bascule largement en arrière pour la sieste. Et que dire du wagon restaurant, à lui tout seul il vaut le détour ! Comment, ça n'existe pas dans le TGV ???? Mais que fait la SNCF !!!
Cerise sur le gâteau il y a le wagon -  salle de spectacle - avec vente de souvenirs, de choses diverses qui allèchent les touristes ! Mais c'est le but de ce train, que le touriste prenne du plaisir à ce voyage de 3h entre Danang et Hué et qu'il ouvre grand son porte - monnaie ! Je n'ai pas eu le temps de photographier une chose : des bains de pied aux herbes aromatiques sont proposés dans des petits baquets en bois que les employés du train préparent avec attention !
En dehors de cela, tout le long du parcours, vue sur la mer de l'Est sur notre droite (en allant vers Hué) et la montagne et la forêt, souvent vierge sur notre gauche.
Le train circulant souvent à 45 km/h du fait de l'étroitesse de la voie qui date du temps de la colonisation, nous arriveront quand même à Hué avec 1 mn de retard !

02/04/2026 - Hué

Ce matin j'ai rendez-vous avec madame Nga et mon cousin Doan Tien qui suivent les 5 enfants que nous aidons via l'association "Le dragon volant" que j'ai créée. 
Cette association créée depuis 2018 fonctionne :
- avec des dons de diverses personnes

- par les dons provenant du secrétaire de l'association Thanh qui est présent sur différents marché de Bretagne, dont Paimpol, avec son camion "l'Asie",
- dons également du trésorier Henri, ami photographe qui m'a accompagné trois fois au Vietnam, 

- via mes photos et livres concernant le Vietnam, ainsi que les voyages photos que j'accompagne.
Ces 5 enfants que nous aidons depuis 3 ans dans leurs frais de scolarité, cantine, complément d'alimentation, poursuivent bien leur scolarité à ce jour.

Ensuite, avec mon cousin Doan Tien, nous nous sommes rendus auprès des tombes de la famille pour que je puisse saluer la mémoire de celles et ceux que je n'ai pas connus mais dont j'ai cherché la trace pendant de longues années, et aussi la mémoire de mon père.
Celles et ceux qui ont lu mon dernier livre : La rivière des parfums, comprendront l'importance que cela représente pour moi.

Après avoir quitté mon cousin, je me suis rendu à pied, à la pagode de la Dame Céleste, à près de 8 km de là où je réside pour quelques jours. Ce n'est pas sans émotion que je reviens sur ce site quand je suis à Hué. Je me souviens toujours de ma première visite en 1989. Une autre époque, sans touristes, une batelière habile à manoeuvrer sa barque, m'avait conduit jusque là dans un grand moment de plénitude. Je n'étais pas seul dans la barque, mais personne n'osait parler, ce lieu était sacré. Aujourd'hui, il l'est encore, malgré les nombreux touristes, mais l'ambiance de zénitude à disparue.
Pour le retour, j'ai pris l'un des nombreux bateaux qui font la navette depuis le centre de la ville, cela m'a permis de faire quelques photos depuis la rivière, et avant de repartir vers mon repaire, j'ai immortalisé le mythique hôtel Saïgon Morin.

03/04/2026 - Hué

Aujourd'hui, je vais aller visiter le Palais An Dinh, situé au centre de la ville, c'est un lieu que je ne connais pas encore. Il a été construit au début du siècle dernier et le dernier empereur du Vietnam, Bao Dai y a vécu quelques temps. 
La première impression que j'ai eu en découvrant la porte d'entrée de l'enceinte qui demeure fermée, c'est une sorte de surprise. Elle ressemble à différentes portes, comme celles de la Cité Impériale, mais avec quelque chose de plus subtile, de plus raffiné, bien que tous les éléments de l'époque y soient rassemblés, comme les dragons, symbole de la dynastie des Nguyên. 
Impression confirmée quand j'ai pénétré dans l'enceinte de la propriété. Je me suis trouvé face à une demeure imposante mais pleine de raffinement dans sa construction. Mélange savant d'architecture occidentale et asiatique. Contrairement aux différents palais ou tombeaux, il n'y a rien d'ostentatoire ici. Le palais de l'extérieur, nous indique que ceux qui ont vécu ici avaient de l'importance, de par le raffinement, l'équilibre qui se dégage de ce que l'on peut voir. 
La visite intérieure confirme tout cela. Bien que n'étant pas un expert dans le domaine de l'architecture, j'ai été saisi par le raffinement qui est partout, sur les murs, les plafonds, l'agencement des pièces, le mobilier. On pourrait penser que si les "propriétaires" revenaient, ils auraient juste à défaire leurs bagages, tout est en place pour les accueillir.
Par contre, grand étonnement, des jeunes filles en robe, en tenue blanche ou couleur champagne se faisant photographier partout  dans le palais, m'ont interrogé. Y aurait-il une fête de prévue, ou  un mariage ? J'ai posé la question à l'une d'elles qui m'a répondu que le lieu est célèbre pour les photos d'après les réseaux sociaux !!!
Ah ces fameux réseaux !!!
J'ai demandé à plusieurs d'entre elles si elles connaissaient l'histoire de Bao Dai. Non, elles ne la connaissent pas, mais elles voulaient bien m'aider à la trouver sur le Net !!!
En quelques mots : Bao Dai a été "enlevé" enfant par la France coloniale qui  en France lui a donné une instruction qui devait en faire la marionnette au service de la République une fois revenu en Indochine. Au début de son règne il put mettre en place certaines réformes afin de mettre le pays sur la voie d'une ère nouvelle. Favorable à l'indépendance de l'Indochine, il fut un temps allié des communistes et de Ho Chi Minh. Puis le cours de l'Histoire s'inversant au gré des alliances, les français pour qui il était devenu en traître, se rapprochèrent de lui pour servir de bouclier au communistes et dans le même temps il fut celui qui devint traître pour les nationalistes.
Il vécut en exil en France, se défaisant peu à peu des richesses qu'il avait "volées" au Vietnam pour vivre (j'ai connu son dernier chauffeur qui avait ramené sur un bateau français, sa voiture pleine d'or et autres trésors).
En Alsace où il allait chasser, il eut une liaison avec Christiane Bloch-Carcenac, avec laquelle il eut un fils : Patrick-Édouard Bloch, qui est l'un des "amis" de mon groupe Facebook : Vietnam, le pays d'où je viens !

04/04/2026 - Hanoï

J'ai quitté Hué de bonne heure ce matin pour prendre l'avion qui m'a mené à Hanoï. Ville que j'aime, malgré la pollution de l'air qui est quasiment constante, pollution dûe à la circulation (voitures + motos).
Surprise en arrivant ici, j'ai presque froid, 22° à 10h du matin !!! Cela me change des températures que j'ai eues dans le centre du pays !
Comme chaque fois que je viens à Hanoï, je séjourne à Maison d'Orient, située dans une impasse non loin de la cathédrale.
Rencontre éclair avec mon ami Tu, guide dévoué qui m'a accompagné lors de divers voyage.
Reprise de contact avec la ville. Comme tout les week-ends, le pourtour du lac Hoan Kiem est interdit à la circulation, pour que la population ait un espace de détente.
Le loisir le plus prisé, pour cause de réseaux sociaux, sont les portraits en tout genre !
Rencontre avec les dragons qui célèbrent l'ouverture d'un commerce, cela devrait lui apporter la clientèle nécessaire à sa croissance.
Surprise dans les rues de mon quartier où des files d'attente impressionnantes se font devant deux établissements que je connais depuis 10 ans, les influenceuses ou influenceurs ont dû passer par là !!!
Je termine la balade en me posant face au petit stupa qui se trouve au milieu du lac, appréciant de me retrouver dans cette ville.
(Aujourd'hui, toutes les photos ont été réalisées avec mon téléphone avec recadrage pour certaines).

05/04/2026 - Hanoï

Jour férié ce dimanche, mais pas pour tout le monde ! Les ouvriers sur les chantiers, les jardiniers de la ville, les éboueurs et beaucoup d'autres étaient au travail aujourd'hui !
Je vais commencer par une rencontre que j'ai faite hier soir, une dame qui s'occupe de 23 chiens, tous des caniches, qui ont été abandonnés !
 
Aujourd'hui, j'ai été en repérage dans la ville, mais je ne peux en dire plus dans l'attente de rejoindre mon groupe de voyageurs photographes d'ici 48h.
Je vous poste donc quelques photos glanées au cours de la journée, dont celle de la statue de  Lý Thái Tổ (située près du lac Hoan Kiem). Il fut le 1er empereur de la dynastie qui règna pendant plus de 200 ans. Son règne aillant apporté beaucoup à l'Histoire du Vietnam, le gouvernement a désigné Lý Thái Tổ comme l'un des 14 héros nationaux du pays.
Puisque nous sommes dans l'Histoire, je vais continuer avec la porte Quan Chuong située au nord du quartier des 36 corporations.

La porte Quan Chuong à Hanoï est un monument historique emblématique qui incarne l'histoire et la culture de la capitale vietnamienne. Construite en 1749 sous le règne du roi Lê Hiên Tông, elle faisait partie des 16 portes carrées de l'ancienne capitale Thang Long. Au début du XXe siècle, il ne restait plus qu'une seule porte, la porte Quan Chuong, qui a survécu grâce à sa structure robuste et à son rôle stratégique dans la défense de la ville. La porte est aujourd'hui un symbole de la ville ancienne et est l'un des rares vestiges de l'architecture militaire ancienne du Vietnam. (source Le Courrier du Vietnam)

Les autres photos ont été réalisées dans le quartier des 36 corporations.

Ce soir, j'ai fait une rencontre improbable, celle de Tommy, vidéaste/influenceur et que sais-je encore, d'origine chinoise et vivant aux U.S.A, je vous en dirai plus  lorsqu'il m'aura transmis ses liens sociaux ! Presque à chaque fois que je viens au Vietnam, il m'arrive de faire des rencontres improbables !



 

06/04/2026 - Hanoï
Journée de transition pour moi, je peaufine certains détails de notre périple photo que nous modifierons quelque peu pour prendre en compte l'augmentation du coût du carburant dont le prix a doublé pour le gazole. Nous allons rationaliser nos déplacements.
Ce soir, je prends contact avec 4 des photographes voyageurs qui sont déjà arrivés à Hanoï : Martine, Jean-François, Patricia et Jean. l'autre partie du groupe, Catherine et Fabrice, Pierre - Yves, Estelle, arrivera demain. Journée de repos pour les nouveaux arrivants, balade libre pour les autres.




07/04/2026 - Hanoï
 Catherine, Fabrice, Pierre - Yves, et Estelle sont bien arrivés ce matin et j'ai quitté Maison d'Orient pour retrouver tout le monde à notre hôtel Passion Hanoï. Nos voyageurs sont éprouvés par la fatigue du voyage et le choc thermique sans parler de celui des cultures !
Tien, le directeur de Typic Travel, nous a rejoint ce midi pour régler les derniers détails de notre périple et nous a conviés à partager le phô de bienvenue.

Cet après-midi, après avoir effectué les ultimes vérifications concernant le programme et le parcours de notre trip - photo qui commencera demain et dans l'attente d'un R.D.V. que j'avais en fin de journée, j'ai flâné dans le quartier de l'hôtel, en quête de quelques photos.
Mes pas m'ont ramené au bord du lac Hoan Kiem où j'ai fait une recontre étrange !

8/04/2026 - Hanoï
Levé de bonne heure j'avais envie de me plonger dans cette ambiance de début du jour au bord du lac Hoan Kiem. Ronde sans fin des cyclistes, des marcheurs, des coureurs de fond, autour du lac, sans compter les nombreux gymnastes, groupes de dance, de gym, de rire !
Mais j'ai fait une belle rencontre, une vieille femme assise au bord du trottoir, pauvre vendeuse de cures dents, de papier toilette, blottie contre un arbre, guettant l'agent de police qui pourrait la chasser. Car Hanoï, à l'instar d'autres grandes villes comme Paris, soouhaite chasser de son centre touristique, tous les mendiants, sans abri ou infirmes.
Nous avons "discuté" quelques minutes grâce au traducteur de mon téléphone. Elle m'a surtout questionné sur mes origines, pourquoi je ne parlais pas la langue... Elle ne s'est pas plainte de sa condition, je ne l'ai pas questionnée sur sa vie. Elle était heureuse de notre échange, assis en face d'elle qui m'a offert son sourire, j'étais ému.

Après avoir pris le petit déjeuner, tout le groupe a fait connaissance avec notre guide : Uyen Lee. Sachant les conditions météo que nous allions avoir au cours de la journée, nous avons inversé le programme prévu. Profitant de la fraîcheur relative du matin, nous sommes allés visiter le temple de la Littérature 1ère université du Vietnam. L'endroit était plein d'enfants en voyage scolaire. Pour terminer l'année, chaque classe était en uniforme ou sur son 31 pour être photographié. Ensuite nous avons poursuivi par la visite de la pagode Tran Quoc située au bord du lac de l'Ouest. Nous avons eu droit à notre photo de groupe réalisée par notre guide !
Après  le déjeuner, comme je l'avais prévu, la température était montée près des 40 °, aussi la visite du musée de l'ethnographie nous protègerait de l'ardeur du soleil !
Nous avons terminé nos visites par celle d'un atelier de laque où chacun à pu se rendre compte du travail minutieux que cela exige pour parvenir à la réalisation de ses créations dans lesquelles entrent souvent pour la réalisation des motifs, des coquilles d'oeufs de cane.
Dans le bus qui nous ramenait à l'hôtel, parmi les messages sur mon téléphone, je note que mon ami Philippe (Facebook), se trouvait à Hanoï et qu'il logeait tout prêt de notre hôtel. Nous nous étions rencontrés la 1ère fois avant la COVID, à Saïgon. Malgré nos emplois du temps chargés, nous avons pris le temps de nous revoir, d'échanger nos expériences.

09/04/2025 - NAM DINH

Nous quittons Hanoï et sa pollution atmosphérique pour rejoindre le sud du delta du fleuve Rouge au bord de la mer de l'Est. Plus précisément le parc national de Xuan Thuy, avec sa mangrove et ses élevages de coquillages.
Auparavant, nous visitons une famille qui cultive des bonsaïs dans la région. Après cette halte nous poursuivons notre route et un producteur de coquillages nous emmène en bateau pour rejoindre l'une des nombreuses cabanes sur pilotis qui parsèment ce delta. Les cabanes servent d'abri aux pêcheurs.
Tout le monde est émerveillé par l'endroit, après le déjeuner, tout le monde décide de rester pour voir le changement de point de vue avec la marée montante. En attendant, nous avons le temps de faire une sieste qui sera courte pour beaucoup, car il y a de l'agitation dans l'air. De nombreux oiseaux ont élus domicile dans ce parc et des martins pêcheurs se sont posés sur des filets tendus entre des piquets. Les "pros" sortent leurs longs téléobjectifs et c'est à celui qui réalisera le meilleure photo ! (J'avoue que celle que je vous propose a été fortement agrandie).
Après ces heures passées au calme et dans un univers non pollué, ont été appréciées par tout le groupe !

10/04/2026 - Ninh Binh
Ce matin, nous prenons la route pour rejoindre Ninh Binh en baie d'Halong terrestre. En cours de route nous faisons escale près du pont couvert de Cau Hai, puis auprès d'artisans qui fabriquent des meubles. Ce sera l'occasion de réaliser quelques portraits.
Nous arrivons à Ninh BInh où après avoir déjeuné, certains et certaines iront se faire masser et repos pour les autres avant d'embarquer vers 16H pour une balade en barque en baie d'Halong terrestre. Ce site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO abrite de nombreux oiseaux. Ce sera pou certains d'entre nous l'occasion d'en photographier quelques uns. Pour tout le monde, cette balade au milieu des paysages karstiques spectaculaires, et des rizières est un grand moment de dépaysement.

11/04/2026 - Ninh Binh

Pour commencer cette journée, voici un aperçu des photos (souvent faites avec le téléphone) par les photographes voyageurs du groupe.
Martine  : 1ère série de 3 photos
Fabrice : 2ème série
Pierre - Yves : 3ème série
Patricia : 4ème série
Estelle : 5ème série
Catherine : 6ème série

Nous avons passé la journée à Ninh Binh en commençant par nous rendre au pied du pic de Hang Mua, l'intérêt de cette visite est de gravir les 500 marches qui montent au sommet de la montagne où l'on a une superbe vue sur la baie d'Halong terrestre. 500 marches à gravir, c'est énorme avec la chaleur et le taux d'humidité élevé qu'il y a dans l'air ! Presque tout le monde est parvenu au sommet, et ensuite, chacun semblait moins en forme !
L'après-midi nous sommes allés au parc de Cuc Phuong, mais ce n'était pas la bonne heure pour avoir une chance d'apercevoir l'un des habitants de ce parc naturel.
Au retour, notre guide Uyen Lee nous a laissé pour obligations familiales. Moment d'émotion, car nous avons apprécié ses compétences et son humanité.
Nous avons terminé la journée devant la pagode de Bich Dong où un papillon a bien voulu se faire tirer le portrait. Nous avons terminé nos séances de prises de vue par le coucher du soleil sur les rizières.
Ensuite, petit cours photo pour permettre à chacune et chacun de parfaire sa technique.

12/04/2026 - Ninh Binh / Vinh

Nous quittons Ninh Binh pour rejoindre Vinh, une étape de transition qui va nous rapprocher de Dong Hoi que nous rejoindrons lundi soir, 5 bonnes heures de route.
Vinh est peu connue des touristes, par contre, pour les vietnamiens, c'est un lieu important, c'est ici (ou non loin de là) que naquit Ho Chi Minh en 1890.
Vinh située le long du fleuve Lam est la porte entre le Tonkin (au nord) et l'Annam au sud.
L'Annam fut par le passé un protectorat chinois avant l'an 1000, Annam en chinois signifie : "Sud pacifié" , quand à l'époque la dynastie des Tang voulait étendre son influence dans le sud de la péninsule indochinoise.
Dans cette région, l'association Côte d'Armor - Vietnam œuvre depuis plus de 20 ans pour venir en aide auprès d'une population en difficulté. Elle promeut également la francophonie auprès des jeunes, alors que dans tout le pays, le français est une langue de moins en moins apprise et utilisée.

Première halte de la journée au « ruisseau aux poissons sacrés » de Thanh Hoa. Des dizaines de carpes (peut-être des centaines) évoluent dans ce petit ruisseau naturel d'une centaine de mètres qui sort de la montagne. Ces poissons sont vénérés et sont censée apporter bonheur et autres voeux !
Tout se passait bien et soudain, Patricia, accompagnée de Jean, nous indique avoir été piquée par un serpent à un pied. Branle-bas de combat, elle ne souffre pas, son pied n'enfle pas, elle n'a pas mal. Sereine, étrangement calme, elle nous dit que ce n'est rien !
Nous filons à l'hôpital local, là on lui désinfecte la plaie puis on lui conseille de rejoindre un hôpital à Hanoï ou celui de Thanh Hoa. Ce sera vers celui-ci que nous la conduirons avec notre bus. Près d'une heure et demie plus tard, nous parvenons enfin à cet hôpital où Patricia est tout de suite prise en charge. Pour tout le groupe, ne pouvant rien faire de plus et quand même rassuré par sont état qui est resté stable durant le voyage, nous allons dans une gargote en face de l'hôpital nous requinquer d'un phô ! Le temps d'être servis, voilà Jean et Patricia qui nous rejoignent accompagné par notre chauffeur. Heureusement, le petit serpent noir qui a voulu goûter au pied de Patricia est inoffensif !
Toute l'équipe, rassurée et au complet, peut reprendre la route pour Vinh, terme de notre étape où Tien (directeur de Typic Travel) est venu nous rejoindre pour partager un dîner qui clôt cette journée pleine d'émotions !



13/04/2026 - Vinh / Dong Hoi

Nous quittons Vinh ce matin pour Dong Hoi, non sans nous être arrêtés devant la statue d'Ho Chi Minh, l'artisan de la libération et de la réunification du Vietnam qui est né dans cette ville.
Le trajet est long, près de 5h. de route, pour rejoindre "ma ville" de cœur !
Ce voyage photo se fait en partie sur les traces du roman que j'ai écrit : Sur un pont entre deux rives, et c'est à Dong Hoi que je me suis posé pour en écrire l'essentiel durant plusieurs semaines. C'est ici, que j'ai fait des rencontres dont les liens résistent à la distance.
En cours de route nous nous arrêtons en bord de mer. Serions - nous déjà revenus en Bretagne ? Etrange similitude des paysages, bien sûr le climat n'est pas breton !
Parvenus aux abords de Dong Hoi, nous nous arrêtons pour admirer le panorama depuis le haut des dunes qui surplombent la ville.
J'éprouve une grande déception, depuis ma dernière visite en 2024, un guichet d'accueil a été construit, il faut s'acquitter d'un droit d'entrée pour aller voir un site naturel. Normal si celui-ci est entretenu et préservé. Il n'en est rien, on nous propose la location d'un quad pour gravir les dunes qui sont souillées de déchets. Et tant pis si les engins motorisés s'aventurent dans le secteur où des oiseaux nichent, sans compter les conséquences à long terme que vont générer le passage régulier de quads.
Aucun des membres du groupe n'a vraiment apprécié cette visite, j'en ai fait part à Tien, notre guide pour 2 jours.
Enfin Dong Hoi, le fleuve Nhat Lé, le quartier qui a été le mien durant quelques semaines. Souvenirs émus comme à chaque fois que je reviens ici.
Après dîner, avec quelques compagnons nous partons vers le S'Café que je souhaite leur faire découvrir. Déception, l'établissement est toujours là, mais ce n'est plus le même, c'est un restaurant...
Nous parvenons à trouver un café encore ouvert. Ici beaucoup de commerces ferment de bonne heure, même des restaurants ou cafés.
Sur le chemin du retour, je croise Madame Hien, ma marchande d'ananas dont je parle dans le livre !
Grand moment d'émotion, d'amitié, de retrouvailles brèves et pourtant si profondes.

Pour celles et ceux qui auront lu jusqu'ici ce blog et qui souhaiteraient se procurer Sur un pont entre deux rives, contactez moi par email car j'ai repris mes droits à l'éditeur :
[email protected]

14/04/2026 - Dong Hoi

Depuis hier, je suis de retour "chez moi" au Vietnam à Dong Hoi. Ville où le Vietnam m'a pris dans ses filets, où j'ai couché sur le papier cette quête de mes racines. Tôt levé, je me suis rendu au bord du fleuve Nât Lê, je me suis revu, il y 8 ans déjà, quasiment au même endroit dans l'attente d'un jour nouveau.
Puis, tout le groupe a pris place dans le nouveau véhicule qui est arrivé hier soir avec son chauffeur, puisque l'équipage que nous avions depuis Hanoï y est reparti cette nuit.
Toute la journée, nous allons "jouer" les spéléologues ! Direction le célèbre parc naturel Phong Nha Ke Bang qui abrite de nombreuses grottes.
Ce matin nous visiterons la grotte de Phong Nha, dans laquelle on pénètre en bateau. 
L'après-midi sera consacré à la visite de la grotte du Paradis  située à une quarantaine de kilomètres.
Tout le monde a été conquis par la beauté et la taille de ces grottes!

15/04/2026 - Nhan Trach / Vinh Moc - 17ème parallèle / Hué

5h15, nous sommes 7 (dont Tien et moi-même) à prendre le départ pour la plage de Nhan Trach, à quelques kilomètres de Dong Hoi, où dès l'aube, s'y tient presque tous les jours, un marché aux poissons. Les pêcheurs viennent ancrer leurs bateaux à quelques encablures de la plage. La pêche de la nuit est débarquée dans des "bateaux - paniers". S'ensuit un rapide ballet pour apporter le poisson aux différentes marchandes "grossistes" auxquelles sont attribués des bateaux. Empoignades, joutes verbales féroces, cris, gestes, sont nécessaires pour parvenir à emporter une ou plusieurs caisses de poisson qui seront livrées dans l'heure suivante ou presque, au marché de Dong Hoi, ou auprès de restaurants. Les voyageurs-photographes présents, ne regrettent pas de s'être levés tôt, ils n'ont jamais vu un tel spectacle !

Nous retrouvons le reste de la troupe à l'hôtel et nous prenons la direction de Hué où nous arriverons en milieu d'après-midi. Notre bus nous emmène vers le 17ème parallèle, à Vinh Moc où se trouve le 2ème site de tunnels ayant permis au vietnamiens de résister aux américains durant la guerre du Vietnam. Contrairement aux tunnels de Cu Chi, ceux-ci ont été creusés sur 3 niveaux pour permettre aux habitants de Vinh Moc de s'y réfugier et d'y vivre. Selon un système ingénieux, les tunnels ont permis aux habitants de vivre et de résister à l'occupant alors que ce dernier les bombardait sans relâche.
Je vous mets le lien Wikipédia à ce sujet (je n'ai pas le temps de développer) :  Tunnels de Vịnh Mốc - Wikipédia
Nous prenons ensuite la direction du 17ème parallèle pour voir le pont Hien Long qui traverse la rivière Ben Hai. Il servait de ligne de démarcation entre le nord Vietnam (communiste) et le sud Vietnam (pro - occidental) après les accords de Genève de 1954.
A l'origine, ce pont fut construit en 1928 par les français, puis reconstruit par les mêmes français en 1952. Détruit par les américains, il fut restauré en 1975. Le pont actuel a été construit par les vietnamiens en 2003 pour en faire un monument symbolique de la réunification du pays.
Après une halte rapide à Quang Tri, autre lieu où la bataille fit rage entre les américains et les vietnamiens, nous parvenons enfin à Hué.
Un grand merci à Tien, notre guide, mon ami, pour ses explications et commentaires concernant ces lieux de mémoires. Bien qu'il soit "sage" et tourné vers l'avenir - "on ne peut pas toujours vivre avec le passé" -  sa voix était pleine d'émotion à l'évocation de ce massacre contre l'Humanité qu'on fait les américains sur les civils de cette région.
Aujourd'hui encore, ces guerres d'Indochine et du Vietnam, laissent des cicatrices, des fractures familiales qui perdurent. La plus terrible est celle de l'agent orange qui  continue et continuera à provoquer des victimes.
Madame To Nga Tran, journaliste résistante franco-vietnamienne, elle-même victime de l'agent orange, se bat depuis de longues années contre les firmes américaines ayant fabriqué cet agent orange qui à ce jour a fait plus de 5 millions de victimes. L'inauguration d'une stèle en mémoire des victimes de l'agent orange aura lieu au Parc de Choisy, Paris 13e, le samedi 25/04/2026.

Ces visites mémorielles, ne nous laissent pas indifférents, surtout quand l'actualité nous démontre que certains hommes sont encore capables de massacres.
La vie continue et notre voyage aussi.
Notre hébergement se situe à plus d'une dizaine de kilomètres de la cité, mais il est un havre où chacune et chacun prend le temps de se reposer.
La journée avait commencé avec le lever du soleil sur la plage de Nhan Trach, elle se termine avec le coucher du soleil sur la rivière des Parfums.

Rivière des Parfums auprès de laquelle je peux enfin, depuis quelque temps, me rendre sans angoisse, sans ce manque de mes racines paternelles, sans être inquiété par l'esprit de mon père qui lui aussi à trouvé la paix (La rivière des Parfums - éditions du Coureur de grèves).

16/04/2026 - Hué


La journée va être consacrée à la découverte de quelques monuments de la cité des empereurs Nguyên.
Nous commencerons par la Cité Impériale à laquelle nous consacrerons la matinée.
Sa construction débuta sous le règne du 1er empereur de la dynastie des Nguyên : Gia Long (1802 - 1819). Les travaux s'échelonnèrent durant 30 ans.
Après avoir déjeuné, nous visitons la fondation Le Ba Dang, peintre, sculpteur et graveur vietnamien, né le 27/06/1921 près de Hué. Arrivé en France en tant que travailleur volontaire en 1940, il intégrera l'Ecole des Beaux Arts de Toulouse après la guerre. Il sera naturalisé français en 1980.
Il est l'un des artistes vietnamien majeur du XXème siècle.
Nous irons ensuite prendre une boisson au Bee Coffee. Ce café inclusif est soutenu par l'association Bretagne - Vietnam qui oeuvre à Hué depuis plus de 40 ans. Des jeunes touchés d'infirmité dûe à l'agent orange déversé par les U.S.A. pendant la guerre du Vietnam y travaillent. Jeunes dont l'espérance de vie ne dépasse pas la vingtaine d'année pour la plupart.
Notre périple nous conduit ensuite à la pagode de la Dame Céleste au bord de la Rivière des Parfums, puis retour à la Cité impériale pour une série de photos nocturnes. Nous rencontrerons un médecin vietnamien à la retraite heureux de parler en français, chose de plus en plus rare. Monsieur Cat a fait 2 séjours à Rennes lors de ses études.
Nous terminerons la soirée  au restau local Lac Thien, près de la cité. Restaurant connu pour sa cuisine et les prouesses de sa patronne qui peut ouvrir jusqu'à  9 bouteilles de bière d'un seul coup de bras !

17/04/2026 - Hué

Dernière journée à Hué. Ce matin nous prenons la direction du mausolée de l'empereur Tu Duc  qui règna sur l'empire d'Annam (aujourd'hui Viêt Nam) de 1848 à 1883. Ce mausolée servait aussi de maison de campagne pour l'empereur. Situé à environ 6 km de la Cité Impériale, dans une grande forêt de pins, il aimait venir s'y reposer entouré de ses épouses et concubines (+ d'une centaine). L'empereur était stérile suite à la variole qu'il avait contracté enfant et mourut sans héritier. Tout ici est apaisant, tout en courbes, en harmonie avec la nature, loin de l'agitation de la ville.
Nous trouvons de nombreuses jeunes fille, de jeunes couples mariés ou futurs mariés qui viennent s'y faire photographier ainsi que des personnes plus âgées.
Cela me donne l'idée de faire de même en Bretagne, louer des costumes bretons le temps d'une prise de vues,  mais je doute de la réussite d'un tel projet !

La jeune fille de la photo s'appelle Anh Trang, quand au couple, il était en pleine séance de prises de vues, mais à bien voulu poser le temps d'une photo.

Nous avons poursuivi notre visite par le mausolée de l'empereur Minh Mang. Ce dernier a fait construire son mausolée en mêlant architecture traditionnelle asiatique avec l'architecture européenne de l'époque. Ce mausolée se situe sur le mont Cam Ke à une douzaine de kilomètres de la ville. 
J'étai déjà venu ici en 2016, et j'y ai retrouvé les petits dragons aux yeux verts !
Photo obligée entre les gardes de pierre qui précède l'escalier conduisant au dernier bâtiment !
L'après-midi, nous aurions dû aller jusqu'à la lagune de Hué pour une séance photo au coucher du soleil, mais le ciel étant couvert, nous avons préféré rejoindre notre hôtel pour nous reposer. Repos qui sera pris après la séance de "critique photo" que j'ai prévue !
Heureuse surprise, tout le monde a progressé dans sa technique de prise de vues. Suivre mes conseils oblige chacun à se remettre en question, à changer son approche photographique, à modifier son point de vue.

18/04/2026 - Hué / Hoi An

Journée de transition qui nous conduira de Hué jusqu'à Hoi An, dernier lieu de notre périple culturel et photographique, avant de rejoindre Hanoï  dans quelques jours pour notre retour.
Quelques arrêts photos ont ponctués notre parcours le long de la lagune de Hué, d'un marché avant de déjeuner au bord de la lagune où nous avons dégusté des huîtres chaudes et autres fruits de mer.
La discussion fut en partie sérieuse puisque le problème de la fin de vie fut l'objet d'un long échange. Estelle, qui est médecin, nous a apporté son point de vue plein d'humanité et de prudence.
Sujet qui m'interpelle au plus haut point, de cette expérience que j'ai vécue, j'en ai tiré un livre qui m'a "guéri" du traumatisme subit : (11 jours sans fin - éditions du coureur de grèves)
Nous avons repris la route avec un arrêt obligatoire au sommet du col des nuages ! Heureusement, ces derniers étaient bien présents, avant d'entamer la descente vers Danang, la ville économique du centre Vietnam peuplée de près de 2 millions d'habitants.
Bref arrêt près du pont du dragon avant de filer vers notre destination finale.n
Hoi An, je n'y étais pas revenu depuis 2017. Je retrouve la ville dont j'ai le souvenir, mais pour y avoir un peu flâner ce soir, elle offre peu d'intérêt. Bien sûr, les lanternes sont présentes partout jusqu'à l'indigestion, l'architecture des bâtiments de ce port est toujours là, mais le charme est rompu. 
Hoi An est devenu un centre commercial du souvenir "breloque chinoise" qui se répand de toutes les maisons dont les rez-de-chaussée abritent des boutiques, bars, salons de massage ou restaurants. 
Nous irons la découvrir demain, de bon matin, peut-être alors que je serai moins sévère.

19/04/2026 - Hoi An

En compagnie de notre guide, nous prenons la direction du marché d'Hoi An. Bien que nous soyons partis de bonne heure, il y a beaucoup de monde, locaux et touristes dont nous faisons partie. Chacun se rend vite compte qu'ici, le touriste dérange. Il y en a trop, beaucoup trop, comme nous allons le constater un peu plus tard. Les tentatives pour photographier les personnes se soldent souvent par un échec, chose rare au Vietnam, ou par une demande d'argent. 
Nous gagnons un ancien village de pêcheurs qui ont reconverti leurs bateaux de pêche en "promène -couillons" dont nous viendrons grossir les rangs !  Arrivés à la sortie de la mangrove, nous sommes accueillis par le vacarme de hauts parleurs poussés à fond, autour desquels viennent s'agglutiner comme des mouches les petits bateaux paniers et leurs passagers. Un simulacre de spectacle est donné là, heureusement nos bateliers nous évitent le pire en prenant le chemin du retour.
Bien sûr, il y a la demande touristique, mais que dire de ces anciens pêcheurs devenus de simples rameurs attendant à chaque débarquement le pourboire des touristes. Sans doute, vivent-ils mieux que du produit de leur pêche, mais quel est leur plaisir, leur dignité, à faire ce travail ? Le tourisme de masse n'est pas sans conséquence sur l'environnement et les personnes qui le subissent. Les guides qui nous ont accompagnés durant ce voyage, ne sont pas heureux de voir ce tourisme de masse détruire l'environnement de leur pays, même si cela leur donne plus de travail. Ils savent qu'à long terme, ce tourisme représente un danger. Faisons confiance à tous les vietnamiens pour que demain le tourisme soit supportable par la population et l'environnement du pays tout en représentant une richesse pour leur pays.
Au cours de la halte de midi, tout le monde prend un cours de cuisine donné par Lê, notre guide et après le déjeuner, nous avons tous droit à un massage des pieds !
Revenus à l'hôtel, notre guide nous quitte. Il nous restera encore un jour avant de regagner Hanoï, mais déjà la Bretagne s'invite dans les conversations...
Avec Jean-François, nous partons faire quelques photos, du moins nous essayons, il faudra attendre de longues minutes pour fixer le pont japonais, pour le reste, si nous sommes courageux, nous serons sur pied demain à l'aube !

20/04/2026 - Hoi An

Dernier jour du voyage photo. Rien de précis au programme de cette journée libre, sauf un dernier rendez-vous "critique photo" à 14h., thème imposé : Hoi An.
Thème difficile de par le nombre de touristes dans les rues, sur les canaux. Heureusement en ce lundi matin, les touristes du week-end étaient partis et le nouveaux, pas encore arrivés. Période de trêve de quelques heures, dès le début de l'après-midi, la foule se fait dense un peu partout.
Il resterait l'architecture de la ville, mais camouflée par les les boutiques, les bars, les restaurants, difficile d'apercevoir quelque chose.
Le résultat photographique des participants à ce voyage, pour ce dernier exercice est plus que satisfaisant et reflète les progrès réalisés par chacune et chacun au cours de ce périple photographique - culturel au Vietnam.

En ce qui me concerne, J'ai eu bien du mal à retrouver "l'âme d'Hoi An" qui m'avait enchantée il y a bientôt une dizaine d'années. Sans doute faudrait-il y passer plus de temps, mais aurai-je le courage d'affronter ces milliers de visiteurs dont le seul but est : d'avoir fait Hoi An ! avec force de selfies, de vidéos, de commentaires en direct, publiés instantanément sur les réseaux sociaux, sans ce soucier de l'Histoire de la ville, du pays, de la condition des pêcheurs devenus de simples rameurs, de ce peuple vietnamien qui subit pour la 3ème fois un envahissement, choisi cette fois-ci, mais pour quel bénéfice à long terme ?

21/04/2026 - Hoi An / HanoÏ

Valises bouclées, tout le monde est sur le départ dans le hall de l'hôtel à 10h45, dans l'attente de notre mini-bus qui doit nous conduire à l'aéroport de Danang.
Quelques heures plus tard, nous retrouvons Hanoï, sa circulation, son ciel plombé par la pollution et le brouhaha incessant du trafic.
Malgré tout cela, j'aime Hanoï !
Dernier dîner ensemble. 
Le temps s'éternise à table comme à chaque dernier jour de voyage.
Dernier jour demain où chacune et chacun fera ses adieux au Vietnam avant de prendre l'avion, au milieu de la nuit, pour rejoindre Paris pour les uns, la Bretagne pour les autres.

Merci Estelle, Jean-François, Catherine, Fabrice, Martine, Patricia, Jean, Pierre - Yves, d'avoir participer à ce voyage qui devrait être le dernier de ce type organisé au Vietnam.
Vous avez été une belle équipe dont j'ai pu noter subtilement, les changements dans votre façon de photographier, d'appréhender un sujet, de vous poser question sur la pertinence de vos photos.
J'espère surtout, que ce voyage restera dans vos mémoires, dans vos souvenirs et que peut-être, si vous en éprouvez le désir, d'aller plus avant dans la pratique de la photographie.

Tạm biệt !!! (au revoir en vietnamien)

22/04/2026 - HANOÏ

Dernières heures à Hanoï.

Regroupement des bagages du groupe dans le hall de l'hôtel dans l'attente de notre départ pour l'aéroport à 18H. Le staff de la réception se fait le plaisir de nous prendre en photo pour alimenter leurs réseaux sociaux.
A midi, visite de Tien, le directeur de l'agence Typic Travel, il nous offre un dernier déjeuner avant de nous quitter. Tout le groupe lui a fait part de sa satisfaction concernant ce voyage qui était une première pour l'ensemble du groupe.

En chemin pour nous rendre au marché Dong Xuan en compagnie de quelques membres du groupe, je rencontre Philippe Gaston que j'ai rencontré à Hanoï au début de notre séjour. Lui partait pour Pu Luong dans le nord ouest du pays, un très bel endroit, avant de rentrer en France dans peu de temps.
Le temps du retour est dans la tête. Pas vraiment envie de faire grand chose, juste profiter de ces derniers moments depuis la terrasse d'un café. S'emplir les oreilles du fond sonore de la ville et les yeux de toute cette activité grouillante, de cette circulation qui nous semble anarchique, mais elle est bien plus aisée qu'il n'y parait. Ici, pas de violence verbale au volant, pas d'énervement, pas de "moi d'abord avec ma grosse voiture", tout le monde reste calme, chacun passera, il suffit juste d'observer et de consentir de s'arrêter ou de passer suivant la situation. L'important est d'arriver à destination.

En quittant le marché, j'ai pris cette photo d'une marchande avec son vélo, pour la couleur de ses oranges répondant à celles des petits drapeaux. Elle est aussi symbolique d'un Vietnam que j'ai connu et qui s'éteint, pour un Vietnam plus proche de notre mode de vie, mais combien plus dynamique ! Bien sûr, le coût de la main d'oeuvre est moins cher qu'en France, les taxes diverses moins élevées, mais surtout ce peuple a une qualité  : celle de travailler ! Plusieurs métiers dans la même journée est le lot quotidien de nombreux vietnamiens. Un système de retraite apparaît peu à peu, mais insuffisant pour vivre, alors si on le peut, on fait un "petit boulot" pour compléter l'ordinaire. Sans se plaindre, sans attendre tout de l'Etat, dans la dignité. 
Dignité : peut-être est-ce le maître mot pour qualifier ce peuple. 
Quelques soient les circonstances, le vietnamien reste digne à l'image de cette vieille femme photographiée au début de notre séjour (08/04/2026) qui pour survivre, vend des cures dents à la sauvette. 
Et puis il y a cette photo de joueurs de "go", qui me renvoie à celle que j'avais faite lors de mon 1er voyage en 1989... souvenirs lointains qui se mêlent à tous ceux enregistrés dans ma mémoire.
Demain, un autre voyage, pour d'autres souvenirs !

 



VOYAGE VIETNAM 05/2025 


 Ce voyage se déroule en 2 parties : du 5 au 13/05, voyage privé et solidaire au Dak Lak et à Hué, avec Henri le trésorier de l'association le Dragon volant.
Du 14 au 28 /05, voyage photo dans le nord-ouest avec un groupe de 4 photographes-voyageurs (dont Henri). 


6/05/2025 Sai Gon


 De retour au Vietnam !!!
En transit à Sai Gon avant de rejoindre Pleiku en fin de journée.
Les voyages se sont des rencontres avec d'autres et avec nous mêmes. Cette nuit notre avion, nous emmenait avec nos envies de voyage, de rêves et d'insouciance pour plein de passagères d'âge différents. En regardant la carte de vol, sur l'écran fixé devant moi, je me suis rendu compte que nous passions au dessus de Kaboul.
Kaboul sans rêve, dans la nuit noire de l'obscurantisme où chaque femme est moins considérée qu'un animal qui lui peut être libre !
Mon voyage, par la suite,  n'a plus été tout à fait le même. Heureusement, à l'escale d'Hanoi, rencontre improbable avec Nick Ut, l'un des photographes mythiques de la guerre du Vietnam ! (Photo faite par mon ami Stro Hen ). 

6 et 7/05 - Pleiku

Après un long trajet depuis la Bretagne, mardi 6, nous arrivons de nuit à l'hôtel.
Ce matin, après une nuit réparatrice, la pluie est tombée drue pendant que nous prenions notre petit déjeuner, mais c'était pour nous éviter d'être mouillés par la suite. 
Nous faisons le choix de parcourir la ville à pied pour nous rendre à la prison, vestige du colonialisme français.
Construite en 1925 pour y mettre les opposants au colonialisme, puis les partisans de l'indépendance, après le départ des français, elle fut utilisée par le régime du sud - Vietnam pour y enfermer les indépendantistes communistes.
Je ne m'attarderai pas sur les différents sévices appliqués aux différents locataires des lieux, vous trouverez sur le Net toutes les explications voulues.

Après cette visite, nous aspirions à plus de sérénité et nous avons continué notre périple jusqu'à la pagode Minh Thanh, construite en 1964. Comme de nombreuses pagodes, elle présente différentes influences architecturales : japonaises, chinoises et taïwanaises. Nous n'avons pas pu accéder à l'ensemble de l'édifice mais nous avons été impressionnés par son harmonie, les couleurs et la sérénité du lieu.

A savoir, les Hauts - Plateaux du Vietnam peuplés d'ethnies pauvres et ne parlant pas la langue Viet, ne communiquaient quasiment pas avec le reste du pays. Ils furent une cible privilégiée des missionnaires catholiques, encore aujourd'hui ou une grande partie de la population s'est convertie.

La prison de Pleiku

La pagode Minh Thanh

8 et 9/05 - Kon Tum

Le 8 mai, avec un retard d'1h 1/2, notre navette arrive enfin pour nous conduire à Kon Tum qui se trouve à une quarantaine de kilomètres.
Nous nous y rendons pour 2 choses, d'abord parce que ni Henri et moi ne connaissons cette région et également pour rencontrer l'une des personnes qui s'occupe de l'association Kon Tum Kids. Nous
souhaitons évaluer les besoins et possibilités d'aide que nous pourrions leur apporter via notre association : Le Dragon volant.
Contact pris, nous en discuterons tous ensemble à notre retour en France.
Pour cette 1ère journée ici, nous nous rendons à l'autre bout de la ville pour visiter la cathédrale.
Originalité de ce monument : elle est construite en bois sên do (Shorea roxburghii) et a aujourd'hui plus de 100 ans. Elle est l'un des monuments les plus célèbres des Hauts Plateaux.

(1ères photos ci-dessous)

Le 9, nous nous attachons les services d'un guide francophone A' Loai et d'une voiture avec chauffeur pour visiter la région qui est peuplée de plusieurs ethnies minoritaires dont les Jaraï, les Bana, les Edeh, les Sedang entre autres.
Nous nous rendons au village animiste Plei Kép, de l'ethnie J'ai dans la province de Gia Lai pour visiter leur surprenant cimetière. Chaque tombe est entourée de sculptures en bois représentant différentes étapes de la vie. Au bout de plusieurs années, alors que la famille vient régulièrement visiter ses défunts, celle-ci délaisse la tombe quand elle juge que le mort a trouvé la paix et qu'il peut retourner à la nature.

(Secondes photos ci-dessous)

En chemin, nous croisons l'église de Ya Li à l'architecture inspirée de l'ethnie des Bana.

Notre périple se poursuit vers les volcans qui se trouvent non loin de Pleiku et avant d'atteindre "presque" l'altitude de 1000 m, nous prenons quelques forces dans un bar implanté au milieu des rizières ! En fin d'après - midi, rattrapés par la pluie et l'orage, notre visite de la région va se terminer par un arrêt photo devant une maison communale de style Bana et nous remercions notre guide A-Loai.
Samedi 10 mai, nous visitons le musée de Kon Tum dédié à la culture des minorités ethniques de la région. L'après - midi se passe à l'abri de la l'orage et de la pluie qui se sont abattus avec violence sur la région, puis en fin de journée, nous gagnons la gare routière pour prendre notre bus - couchettes qui nous conduira à Hué après plus de 10h. de route.

 12 mai, Hué.

Hué est une ville particulière pour moi, puisque c'est là qu'est né mon père, c'est le berceau de ma famille paternelle. 
Après un repos bien mérité après ce trajet de nuit en bus, l'après-midi, Henri retourne visiter la Cité Impériale (il l'a déjà visitée lors de précédents voyages), quand à moi, je vais flâner sous un crachin breton le long de la Rivière des Parfums où je trouve l'inspiration pour une photo qui entre en résonnance avec un ouvrage à paraître à l'automne 2025.
En fin de journée, en nous rendant dans le centre de la ville, nous croisons un défilé en l'honneur de la naissance de Boudha, près du pont Trường Tiền.

Surprise au bord de la Rivière des Parfums, des centaines de fanions de couleurs différentes et savamment ordonnés donnent un air de fête à ce jour gris. Lieu de rendez-vous pour de nombreux photographes amateurs ou pros avec leurs modèles.
Le mouvement de ces fanions m'a fait songé à un sujet qui m'a absorbé durant de nombreux mois : celui des âmes de nos proches, que l'on soit croyant ou pas. 
Ce spectacle m'a fait penser à des âmes proches qui sont heureuses d'avoir enfin trouvé la paix. Comme les oiseaux, elles peuvent s'envoler vers leur destin !


Hué, lundi 13/05/2025

Nous passons une partie de la matinée en compagnie de madame Nga et de Doan Tien, les 2 personnes qui servent de relai à notre association "le Dragon volant". Via leur intermédiaire, depuis 2 ans, nous aidons 5 enfants de la région en leur payant leurs frais de scolarité (fournitures + cantine). 
Plus tard, nous nous rendons au cimetière familial pour rendre hommage à mes ancêtres.

Nous visitons le musée consacré à l'artiste franco - vietnamien  Le Ba Dang, puis nous jouons les touristes pour enfin saisir une photo au bord de la Rivière des Parfums.
En soirée, séance photo aux abords de la cité impériale.

13/05/2025, Hanoï

Nous revoici à Hanoï que nous avons rejointe par les airs depuis Hué, je pensais prendre le train, mais la longueur du voyage m'en a dissuadé ! Le voyage photo avec mes 4 voyageurs photographes commençant le 15, je me dois d'être en forme !
Après avoir passé la matinée avec mes amis, petite balade jusqu'au lac Hoan Kiem  et au temple Ngoc Son bien connu des visiteurs !

14/05/2025 - Hanoï

Sortie très matinale ce matin du côté du pont Long Bien (anciennement Paul Doumer), qui travers le fleuve Rouge, pour y saisir quelques impressions de la vie qui s'y déroule tous les jours.

(Pour tout savoir - ou presque, sur ce pont, voici le lien vers Wikipedia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_Long_Bi%C3%AAn )


Le pont ne sert pas seulement aux gens de se déplacer d'un côté à l'autre de la ville, ainsi qu'aux trains, on peut y faire sa séance de gym, aller récolter ses légumes et rencontrer les membres du club de natation !

Hanoï - 15/05/2025
Début du voyage photo dans le nord - ouest du Viet Nam.

4 voyageurs m'accompagnent pour ce voyage, tous venant de la région de Paimpol ou de Plouha (Côtes d'Armor) :
Anne et Régine (Lanloup), Agnès (Paimpol), Henri (Tréveneuc), avec notre guide Tu qui m'accompagnait il y a deux ans au cours d'un voyage similaire.

L'ensemble de la journée sera consacrée à la visite de différents lieux emblématiques de la capitale du Viet Nam. Nous commençons par la pagode la plus ancienne de la ville : la pagode Tran Quoc construite au bord du lac de l'Ouest en 1615. Nous poursuivons notre périple par la visite du temple taoïste Den Quan Thanh où des étudiantes s'exerçaient à dessiner les lieux.


Nous poursuivons notre découverte d'Hanoï par le Temple de la Littérature qui fut la première université de la ville. Mes 4 voyageurs tombèrent sous le charme de ce lieu emblématique dédié à Confucius.

En début d'après - midi, nous traversons le quartier des 36 corporations qui est l'un des quartiers les plus anciens de la ville, pour nous rendre dans la "rue du train".
"La rue du train" est l'une des attractions phares d'Hanoï ! De chaque côté de la voie ferrée, des cafés et restaurants se sont installés depuis quelques années pour permettre aux touristes de vivre un grand frisson en étant assis à quelques centimètres du train qui vient à passer !

Notre périple se poursuit par visite de la citadelle dont l'ensemble des bâtiments était malheureusement fermés, avant de nous rendre sur le fameux pont Long Bien (anciennement Paul Doumer). Spectacle incroyable des milliers de petites motos qui vont et viennent sur ce pont dans un sens ou dans l'autre suivant l'heure de la journée, surtout quand en plus vient à passer un train !

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16/05/2025 Direction Moc Chau

Nous quittons Hanoï à 8h à bord de notre mini - bus pour nous rendre à Moc Chau en fin de journée. Cette ville se situe à près de 200 km à l'ouest d'Hanoï, dans la province de Son La. Située à 807 m d'altitude au coeur d'un système de hauts plateaux, la ville connait un climat moins chaud et un hiver plus doux que dans d'autres régions montagneuses du Viet Nam. Outre les Viets qui y sont majoritaires, la région est peuplées par les ethnies Thaï et Hmong. La région est également connue pour ses plantations de thé et ses élevages de vaches laitières.

Notre route passe par la ville de Hoa Binh qui possède le plus grand barrage hydro-électrique de l'Asie du Sud - Est (séance photo !).
Nous poursuivons notre route en direction du col de Trung Khe, avant de l'atteindre, nous effectuerons quelques arrêts photos pour saisir le vert des rizières au pied des pitons karstiques.

Parvenus au col de Trung Khe, nous faisons une halte pour admirer le paysage et pour visiter le mini marché, l'occasion de saisir le sourire d'une marchande d'oeufs. Mais avant cela tout le monde écoute Tu nous donner les dernières informations concernant la vie quotidienne des membres des ethnies.

Nous poursuivons notre périple en direction de Mai Chau où nous déjeunerons chez des habitants de l'ethnie Thaï. Après déjeuner nous ferons une courte séance de prises de vues, la chaleur dépassant largement les 40 °. Parti le dernier, j'ai eu la chance de voir une femme Thaï à l'ouvrage sur son métier à tisser, et pendant que Henri, spécialiste des photos d'oiseaux, traquait les papillons, pour ma part j'enrichissais ma collecte de photos de ma série "épures" avec un vol d'aigrettes !
Un peu avant de parvenir à notre destination, halte pour la dernière séance photo de la journée pour saisir nos premières rizières en terrasses du voyage !

17/05/2025, Moc Chau


Aujourd'hui, nous resterons dans la région de Moc Chau. Notre première destination photo : les collines du thé.  A 1250 mètres d'altitude, le plateau de Moc Chau est un haut lieu de la culture du thé avec environ 3000 hectares consacrés à cette production. Les thés produits ici sont : du thé vert, du thé oolong et du thé noir. Le tourisme s'est développé de façon importante au cours des dix dernières années et ce qui était un lieu plein de charme à tendance à devenir une "attraction" où les jeunes Hmong sont là pour poser avec les touristes. Nous n'aurons pas la chance de voir les cueilleuses de feuilles de thé, et la lumière blanche de ce jour, n'est pas très bonne pour la pratique photographique. Malgré tout, en cherchant bien, quelques photos sont réalisées !

Après avoir goûté quelques thés, nous reprenons la route vers notre prochaine destination : le pont de verre de Bach Long. Avec ses 632 m, il est le plus long pont en verre du monde et est inscrit dans le Guinness Book des records ! Pour cette visite, tout le monde n'est pas serein ! On peut le comprendre quand on est à 150 m au-dessus du sol. Au-delà de l'attraction, cette réalisation est hors norme et on est impressionné par les défis techniques résolus pour le construire.

Après avoir déjeuné, nous devions nous rendre sur le site de la cascade de Nang Tien, mais la météo se montrant plus qu'incertaine, nous avons préféré prendre la direction de notre homestay. Non loin de notre destination, un champ de sarrazin nous a permis de réaliser les dernières photos de la journée et nous avons même pu bénéficier de la présence "d'un modèle" qui effectuait une séance de prises de vues.

De retour à notre auberge, petite séance de "critique" photo avec Régine qui réalise de belles choses.

Et encore une rencontre !!!
Au cours du repas, à la table qui se trouve devant nous, je reconnais une femme "amie de Facebook" qui n'est autre qu'Anna Moï, la fameuse écrivaine d'origine vietnamienne qui vit en France depuis plus de 50 ans. Nous échangeons quelques mots qui ont été le point d'orgue de cette journée !

18/05/2025 - Moc Chau / Son La / Tua Chua


Avant notre départ, dernier échange avec Anna Moï, rencontrée hier soir dans notre homestay ! (merci Agnès pour la photo !) Ce fut une belle rencontre pour moi, hasard des voyages !

Ce fut une journée de transition pour rejoindre Tua Chua après 8h. de route ponctuées d'arrêts photo et de rencontres. 
Depuis mon premier séjour dans cette région, en 2023, bien des choses ont changé. Dans chaque village, chaque ville, de nouvelles constructions, habitations, immeubles, bâtiments administratifs, entrepôts, routes, ici, l'économie se porte bien, comme partout au Viet Nam. Bien sûr, il y a encore des pauvres, des gens qui peuvent avoir faim, qui ne travaillent que pour subsister. Les soins dans le pays ne sont pas "gratuits" comme en France, si la prise en charge hospitalière n'est plus totalement à la charge des patients, les traitements ne sont pas gratuits. Malgré tout, depuis la mise en place, depuis peu, d'une "mutuelle", ceux qui y souscrivent paient moins de frais médicaux. Le nouveau gouvernement vise à rendre l'ensemble des soins gratuits en 2035, si la conjoncture économique continue à être l'une des plus dynamique au niveau mondial.
L'évolution du Viet Nam est stupéfiante, la mondialisation s'installe rapidement. Les tenues traditionnelles portées par les différentes ethnies disparaissent peu à peu, les jeunes les délaissent. Depuis ces quelques jours de voyage, nous n'avons pas vu de buffles au travail, remplacés par des motoculteurs transportés sur des perches de bambou par deux ou trois hommes, pour atteindre les rizières.
Sans doute, les voyageurs de passage regretteront une authenticité en voie de disparition, mais ce que nous appelons authenticité est un mode de vie pour survivre ! 
Au fil de mes voyages, depuis 10 ans, je suis heureux de voir le niveau de vie s'élever peu à peu pour l'ensemble de la population, comme en témoigne Tu, notre guide. Agé de 46 ans, il nous a confié l'état de pauvreté dans laquelle était sa famille quand il était enfant, avec à peine de quoi se nourrir. Quand il évoque cela à ses enfants, ces derniers ne parviennent pas à imaginer une telle situation, eux qui ont tout à portée de main et trois repas par jour.

En direction de Son La, nous évoluons au fond d'une vallée où nous photographions nos premières rizières de montagne. Ici, le riz a déjà été planté depuis longtemps, par endroits, la première récolte vient d'être faite, plus tôt que de coutume, le réchauffement climatique n'y est pas étranger. Plus loin, des ouvrières dans un champ nous font descendre de notre véhicule, elles récoltent des piments très forts en feu !




Notre trajet se poursuit plus loin dans les montagnes vers Son La, à mi - parcours de notre destination.
Son La est la plus grande province du nord Viet Nam, limitrophe du Laos. Elle est peuplée par des Muong, des Thaï, des Hmöng, des Xin Mun, des Hoa, qui sont des ethnies minoritaires et le reste de la population est composée, comme partout au Viet Nam, de population Viet qui est venue peupler ses zones reculées pour les assimiler.

Son La est connue également pour sa prison construite du temps de la colonisation française. Site historique de la période la plus sombre de l'époque coloniale française en Indochine. Plus d'un millier d'indépendantistes communistes y ont été enfermés. En vain, puisque dans cette région furent formé la plupart des futurs cadres du partis qui chassèrent la présence française.

Après Son La, la route s'élève et devient de plus en plus sinueuse. Nous gravissons le col de Pha Din où nous profitons d'un beau panorama, malgré une lumière peu favorable à la photo, mais malgré tout, Henri tente le tout pour le tout pour avoir la meilleure de nous tous !

Tout le long du trajet, Anne tenait à photographier un buffle, dans la descente du col j'en aperçois et provoque l'arrêt du véhicule qui se gare près d'une habitation. Là, nous rencontrons trois femmes en train de trier et de décortiquer le riz qui venait d'être moissonné et séché. Nouvelles rencontres, échanges de sourires, de quelques mots, pour quelques photos, avant de reprendre la route et une ultime prise de vue à l'approche de Tua Chua, notre destination finale pour ce jour.

19/05/2025 - Tua Chua / Sa Thing Thang : Dien Bien Phu


Gros orage dès l'aube accompagné de pluie, heureusement la météo redevient clémente à l'approche de notre départ pour le marché de Sa Thing Thang qui se trouve à quelques kilomètres de Tua Chua. 
Dans l'attente du départ, Anne a sorti son carnet de croquis

 

La particularité de ce marché est qu'il a lieu suivant le calendrier lunaire. Il est difficile d'y faire venir beaucoup de voyageurs, car les dates de marché ne sont pas simples à établir. Ce marché accueille principalement la population locale composée de Hoa et de Hmong, des Thaï noirs sont également présents, mais en tant que vendeurs. On reconnaîtra les femmes Thaï noirs à leur chignon dressé au sommet de leur tête, pour indiquer qu'elles sont mariées.
Je m'étais déjà rendu ici, il y a deux ans. Là encore, la modernité apparaît, moins de costumes traditionnel chez les femmes, et presque plus aucun homme en porte. Par contre, ce qui n'a pas changé, ou peu, c'est de voir des jeunes filles de 14/15 ans à peine, déjà mariées et mères de 1 ou 2 enfants. La tradition dans ces ethnies est de marier les filles dès qu'elles sont en âge de procréer, ainsi le nouveau couple restera dans la communauté, et le nouveau mari pourra apporter sa force de travail. Le gouvernement a édicté une loi pour imposer le mariage à 18 ans, pour inciter les parents à respecter cette loi, l'enseignement est gratuit pour leurs enfants, des aides financières sont accordées aux familles, mais tout cela ne suffit pas. Alors changement de stratégie : le gouvernement repère les meilleurs élèves et prend en charge leur scolarité universitaire, ces jeunes reviendront ici et peu à peu modifieront les coutumes traditionnelles.
Ce qui reste immuable également, ce sont les regards de tous, jeunes ou âgés, les yeux sont tristes, ils expriment une lassitude de la vie qui est le reflet de leur pauvreté et de leur conditions de vie difficiles. Seuls les commerçants ont le sourire. Dans cette région de haute montagne, chaque centimètre entre les pierres, les rochers, est utilisée pour y planter du maïs, car ici, en altitude, le riz ne pousse pas. 

Après cette étape, nous prenons la direction de Dien Bien Phu, un long trajet à travers les montagnes qui va nous prendre toute la journée, mais qui sera ponctué d'arrêt photo, pour saisir la moisson du riz, des paysages, boire un café !

20/05/2025 - Dien Bien Phu


Journée consacrée à la visite de certains des lieux de mémoire de la fameuse bataille de Dien Bien Phu, qui permit le 7 mai 1954 de mettre fin à la colonisation française en Indochine. De nombreux morts de part et d'autres lors de cette bataille qui aura duré près de 2 mois. Victimes d'une nation, la France,  prônant la Liberté, mais qui confisquait celles de millions d'individus de par le monde. Soldats français morts pour une cause indéfendable et perdue d'avance comme l'écrit Jean Tardieu dans ses "Lettres d'Hanoï".
Côté vietnamien, que dire de ses milliers de jeunes femmes, de jeunes hommes qui ont sacrifié leurs vies pour libérer leur pays, leur patrie.
Nous ne nous attarderons pas sur ces différents sites. Nous préférons voir la vie de ce pays, le Vietnam, qui bouillonne partout, dans les rues de la ville, dans la campagne proche de Dien Bien Phu. Partout le sourire, des "hello" pour nous saluer, des signes de mains, quelques mots pour tenter un échange, ou des mains qui serrent les nôtres.
Viet Nam est le pays du sourire, toujours tourné vers le prochain jour, qui sera sûrement meilleur que celui qui se termine.

Légendes des photos :
Colline A 1 ou Eliane, le bunker du général de Castries, le mémorial en mémoire aux soldats français. Ce mémorial a été érigé et financé par un soldat allemand; le légionnaire Rolf Rodel en 1992. La France n'a pas versé un seul franc pour ce monument.

Récolte du riz dans la campagne de Dien Bien Phu

21/05/2025 - Dien Bien Phu / Quynh Nhai


Nous quittons Dien Bien Phu après nous être rendu au cimetière militaire vietnamien dédié aux soldats morts lors de la bataille de Dien Bien Phu. Au moment où je pénétrais dans ce sanctuaire, deux vietnamiennes en sortaient en pleurant... Emotion devant toutes ces tombes parfaitement entretenues, sans eux et ceux tombés lors de la guerre contre les U.S.A., que serait devenu le Viet Nam ? 
L'Histoire déchire encore bien des familles, surtout en Occident, pas facile d'être un Viet Kieu (vietnamien de l'étranger).

Notre route nous fait prendre le chemin du retour vers Hanoï, où nous serons dans quelques jours déjà !
En chemin nous ferons quelques haltes pour immortaliser des paysages et Tu, notre guide, nous offrira une belle découverte au bord d'une rivière où se dressent des norias en bambou qui servent à irriguer les rizières.

Notre chemin se poursuit jusqu'à Quynh Nhai, dans la province de Son La, où notre hôtel domine la rivière Noire. Nous effectuerons une mini croisière rafraichissante sur le lac du barrage après avoir vécu l'une des journée les plus chaudes de notre périple, puisque la température ressentie était proche des 43° ! Ce lac de retenue sur la rivière Noire est nommé "la baie d'Halong" du nord - ouest du Vietnam !
Nous terminerons la journée par une séance photo, depuis la terrasse de l'hôtel au moment du coucher du soleil.

22/05/2025 - Quynh Nhai / Mu Cang Chai 


Notre périple va nous mener vers le second temps fort de notre voyage photo : les rizières "miroir" de la région de Mu Cang Chai !

Mu Cang Chai est à environ 300 km de Hanoï est se situe à 1000 m. d'altitude,  au pied de la chaîne de montagnes Hoang Lien Son. Sa réputation touristique est dûe aux superbes paysages qu'elle offre avec ses rizières en terrasse. Les meilleures périodes pour les admirer sont celles de la mise en eau et du repiquage du riz, et plus tard quand le riz est mûr et qu'elles se parent d'or !
Depuis mon dernier voyage dans cette région, outre le fait que l'on ne voit plus de buffle au travail, près d'1/4 des rizières sont cultivées en maïs ou légumes, et ailleurs les cultures du thé, de café ou de fleurs, ont supplanté le riz. Outre l'adaptation aux changements climatiques, ces changements de culture répondent aussi à une meilleure rentabilité financière pour les habitants.
Un peu avant notre destination, nous faisons halte dans un village, où Anne croque une habitante en train de trier des brins de végétaux pour en faire des cordes, tandis que je m'attarde auprès d'une couturière.



 

Arrivés à Mu Cang Chaï, nous décidons de mettre les bouchées doubles pour explorer la région, car la météo des prochains jours s'annonce très pluvieuse avec des orages.
Tu, notre guide, nous organise un circuit à"moto" avec des pilotes Hmong, de l'ethnie qui peuple la région. En deux heures nous parcourons des sites inaccessibles en voiture et qui nécessiteraient de longues heures de marche pour y parvenir.
Les appareils photos n'ont pas chômé durant cette balade motorisé qui a charmé la bande de jeunes qui m'accompagnent ! 

23/05/2025 - Mu Cang Chai


Les orages prévus hier sont arrivés à l'aube avec la pluie.
Nous restons dans notre homestay jusqu'à 11h, le temps pour les unes de dessiner, pour les autres d'effectuer le tri de leurs photos et de prendre le temps de visionner les photos des uns et des autres.

11h, rendez-vous avec Tu et notre chauffeur. Il pleut beaucoup moins, presque un crachin breton qui nous contraint à sortir nos cirés ! Confiant dans la météo, nous nous dirigeons vers le village de Ngoc Chien où nous constatons qu'ici comme dans d'autres lieux, l'horticulture supplante la riziculture, la rose se vend plus cher que le riz !
Malgré tout, nous trouvons des personnes qui repiquent le riz. La pluie qui vient de tomber depuis le lever du jour était attendue pour effectuer cette tâche. Plus il pleuvra, plus la moisson sera bonne et rapide.
Dans le village, le gardien surveille les allées et venues de ces touristes venus d'ailleurs.

Après déjeuner, nous reprenons la route en direction de notre gîte, la météo restant définitivement pluvieuse. Au détour d'un virage, nous apercevons à nouveau des personnes travaillant dans les rizières. Une nouvelle occasion de mettre des images en boîte !
Retour à notre base que nous quitterons demain.

24/05/2025 - Mu Cang Chai / Tram Tau


Aujourd'hui, nous quittons Mu Cang Chai pour Tram Tau, pour rejoindre cette destination, nous gravirons la montagne jusqu'au col de Khau Pha, à 1 700 m. d'altitude, avant de rejoindre la vallée de Tu Le.
Malheureusement nous partons de nouveau sous la pluie, accompagnée de brouillard au col de Khau Pha. D'habitude nous y faisons une halte pour photographier la vallée de Tu le qui se trouve en contrebas, ce ne sera pas pour cette fois ! Déception vite dissipée, puisque dans la descente du col, plus de brouillard et nous nous arrêtons à la terrasse d'un bar qui domine la vallée. Effervescence des photographes qui ne savent plus dans quelle direction pointer leurs objectifs tant le paysage que nous avons devant nos yeux est superbe! 

Nous choisissons de gagner la vallée de Tu Le à pied, une balade de 3 km sous un petit crachin qui nous rappelle la Bretagne ! Cela nous donne l'occasion de collecter de nouvelles photos et de constater que tous les buffles qui travaillaient dans les rizières, il y a encore quelques années, ont été remplacés par des machines. Pour les photos cela est moins esthétiques, mais pour les agriculteurs, c'est un gain de temps.

Nous reprenons notre route en direction de Tram Tau et surprise, au détours d'un virage, nous voyons un buffle au travail. Arrêt immédiat de notre voiture et les appareils photos se mettent à crépiter !

25/05/2025 - Tram Tau


Aujourd'hui est une journée de transition. 
Temps toujours gris, de la bruine parfois.
Même si personne n'en parle, la fin du voyage est proche, demain nous rejoindrons Hanoï.
Ce matin nous avons été jusqu'au village Muong de Tai Nguyên où nous avons été invité à venir rencontrer la famille de Thit Bo. Nous avons rencontré son père, sa femme et leur petit garçon de 10 mois.
Nous avons tous vécu un moment hors du temps ou Anne et Agnès ont sorti leur carnet de croquis pour saisir l'émotion que leur suscite cet animal combien placide qu'est le buffle.
Henri, fidèle à sa passion est allé à la rencontre de papillons, d'insectes et oiseaux qu'il affectionne ! 

26/05/2025 - Tram Tau / Hanoi

Aujourd'hui, nous quittons les montagnes pour rejoindre Hanoï, dernier regard sur ces montagnes que nous parcourons depuis 10 jours.

La journée va être longue, près de 6 h. de route pour rejoindre la capitale du Viet Nam, la moyenne ne dépassant pas les 40 km/h sur cette route en lacets. 
Dans la vallée, 1er arrêt pour nos dernières photos dans les rizières, sous les yeux de jeunes chevauchant leurs montures mécaniques qui nous saluent de bruyant  "hello !".
Cette jeunesse fait du bien à voir, comme tous les jeunes de par le monde, ceux d'ici ne souhaitent qu'une chose, vivre heureux, dans la paix. Ce qui caractérise la jeunesse du Viet Nam comme le reste de la population, c'est l'absence de violence (elle existe, mais à un niveau marginal). Espérons que cela perdure avec les changements éclairs qui se produisent dans le pays. Ici, les changements s'opèrent à la vitesse du son par rapport à la France. Le "petit dragon" de l'Asie du Sud - Est, a faim, a soif, de progrès, de technologies, de meilleures conditions de vie, même s'il doit faire avec un voisin dont l'ombre plane sans cesse sur le pays et la région.

Après cette première halte, nous reprenons notre route en direction de Yen Bai où nous ferons halte pour une visite rapide du marché de la ville.

Après avoir déjeuner, pour rejoindre Hanoï, nous traversons la région des collines du thé vers Long Coc. Nous ne sommes guère enthousiastes pour nous arrêter car la lumière est blanche et le paysage ne se trouve pas mis en valeur. Notre guide, Tu, nous propose quand même de nous arrêter. Depuis 2017, où je suis venu plusieurs fois dans la région, je n'ai jamais revu les cueilleurs de thé, si nous pouvions en photographier, cela sauverait cet arrêt. Un peu par hasard, devançant le groupe et m'engageant sur un autre chemin que celui indiqué par Tu, j'entends du bruit au loin et aperçois des gens au travail dans les collines ! Fini la récolte manuelle des feuilles de thé, ici aussi la mécanisation est arrivée ! Ce qui entraîne discussions et réflexions dans la troupe de photographes : est-ce bien pour ces travailleurs, pour la qualité du thé ? Finalement, pourquoi remettre en question ce progrès dont nous bénéficions chez nous, de même pour ces nouvelles constructions qui n'ont plus le cachet des maisons traditionnelles mêmes si elles peuvent être moins adaptées au climat que les constructions en bois.
Tout le monde est finalement ravi de cette pause dans les collines du thé et une photo avec des enfants qui sortent de l'école et leurs mères clôturera cette balade !

Parvenus à notre hôtel, il est temps de nous séparer de notre ami Tu qui ne pourra pas nous accompagner pour notre dernière journée de voyage, demain. Un peu souffrant, il doit se reposer avant d'accompagner un nouveau groupe dans quelques jours.
Nous ne le remercierons jamais assez pour sa gentillesse, son dévouement, la pertinence des renseignements qu'il nous a transmis, mais peut-on être objectif à propos d'un Ami ?

27/05/2025 - Hanoï


Dernier jour de ce voyage au Viet Nam pour nos 4 bretons du Pays de Paimpol et de Tréveneuc. Pour moi également, mais mon voyage est autre. Il va se poursuivre sous une autre forme et sûrement par un autre voyage d'ici quelques mois.
Pour cette dernière journée, nous avons visité trois villages d'artisans qui se situent dans la grande banlieue de la capitale.
Le 1er d'entre eux fut le village de la soie de Van Phuc.
Visite de quelques ateliers où les conditions de travail sont assez difficiles, dues en partie par le vacarme incessant des machines dont les ouvrières qui y travaillent ne sont même pas protégées du bruit par des protections auditives anti bruit.
Visite assez rapide, mais celle des boutiques de soie fut plus longue !

Ensuite nous avons été visiter le village de Quang Phu Cau, spécialisé dans la fabrication de bâtonnés d'encens Visite assez rapide, le lieu n'a qu'un aspect touristique mercantile.

Au cours de l'après-midi, nous sommes allés visiter le village des potiers et son musée. Rien de bien intéressant non plus, et pour être honnête, nous n'avions guère envie de nous attarder dans ce "super marché" de la poterie. Il nous fallait nous réhabituer aux bruits de la ville, à sa pollution (Hanoï est sans doute la ville la plus polluée du Viet Nam, concernant la qualité de l'air). Et puis, nous avions en tête, ces paysages, ces rencontres faites dans les vallées, les villages de montagne. Se percutaient en nous ces images avec celles de la ville, d'une banlieue triste, polluée, grise, où ici la misère prenait tout son sens. Rien de comparable à celle des habitants pauvres des montagnes que nous avions quittés il y a peu. De notre point de vue, leur misère nous parait plus acceptable, de par leur cadre de vie. 
Mais est-ce la réalité ? Nous n'étions que de passage, nous n'avons pas pris leur place dans les pauvres habitations typiques que sont leurs maisons.
C'est aussi le but du voyage de devoir s'interroger sur ce que nous avons vu, de confronter cette réalité avec la nôtre. D'oser comparer, d'émettre des suggestions à propos de ce qui peut nous paraître important à changer, à modifier, pour ce pays dont on a visité une seule région, peut-être pour nous ôter un certain sentiment d'impuissance, de culpabilité, au regard de ce qu'il faudrait entreprendre pour améliorer les conditions de vie des vietnamiens.
Pour ma part, je leur fais confiance. 
Avec le cinquantenaire de l'indépendance du pays, fêtée il y a peu, on trouve aujourd'hui les premiers cinquantenaires qui n'ont pas connus de guerre. Parmi eux, les premiers nouveaux intellectuels, les premiers cadres, capitaines d'industrie, d'artistes, etc. qui sont un exemple pour les jeunes qui arrivent, qui prendront en main le destin du Viet Nam.
Toutes ces réflexions ont alimenté notre dernier dîner avec le retour demain soir pour Agnès, Henri et moi - même, tandis que Anne et Régine continueront de voyager quelques jours vers le nord-est.

Nous avons pu nous rendre compte de l'énergie qui coule à travers le pays, des modifications rapides qui ont lieu. Ainsi, dans les rizières de montagne, même à haute altitude, la mécanisation est présente ainsi que dans les plantations de thé et dans bien d'autres domaines. Dans le sud, par exemple, il n'y a plus de marchés flottants, ceux qui subsistent encore, le sont pour les touristes. Les habitats traditionnels sont peu à peu remplacés par des constructions de briques et de béton, le jean et le t-shirt supplantent les costumes de chaque ethnie.
Ce pays est en marche vers son avenir, une marche qui devient un galop dont, chez nous, nous ne nous rendons pas compte. La force du pays réside dans sa jeunesse qui sans oublier l'Histoire douloureuse de son pays, la présence toujours inquiétante de la Chine à sa frontière, et bien d'autres enjeux géo - politiques, se tourne résolument vers demain. A l'image du bambou, qui se courbe sous le vent des tempêtes, mais qui se redresse toujours !